Why Horror

Mon complétisme effréné me pousse parfois à acheter tout et n’importe quoi. Feast 2, par exemple, j’aurai pu m’abstenir de sortir mon portefeuille. Jeepers Creepers 2, je ne regrette rien. Des fois, je ne suis quand même pas maso : X-Men 3, j’en veux pas.

Ce réflexe complétiste m’a poussé à acheter Rec 4 : Apocalypse. Pas pire que le troisième, pas honteux, divertissant, sans plus. La surprise par contre vient du deuxième disque offert en supplément, qui n’a curieusement rien à voir avec le dit film.

C’est un documentaire intitulé Why Horror?, et qui suit Tal Zimerman, fondu de cinéma d’horreur, pigiste dans le génial mensuel canadien Rue Morgue, à la recherche d’une réponse à une question qui le taraude depuis son enfance, Why Horror?, donc. Pourquoi la peur, nous, spectateurs, on aime ça?

Et pour avoir une amorce de réponse convenable, le sieur Zimerman convoque du beau monde : John Carpenter, Georges Romero, les sœurs Soska, Alex de la Iglesia, Don Coscarelli, des collaborateurs du magazine… Que du beau monde.

C’est pertinent, drôle, et beaucoup d’amateurs du genre s’y reconnaîtront.

A voir!

Why Horror? trailer


L’Antre De La Folie

image

La réalité n’est plus ce qu’elle était ma bonne dame, dixit un personnage du film (et le ma bonne dame c’est cadeau. De rien!)

L’Antre De La Folie, de John Carpenter, sort en France en 1995 et dans un circuit très restreint. Votre humble serviteur a vu ce petit bijou d’horreur surréaliste dans une toute petite salle. Et a pris une grosse grosse claque. Eh oui! Disons le d’emblée, In The Mouth Of Madness, son titre en version original, est son meilleur film tout du moins pour sa période 90’s.
En général, lorsqu’on aborde la filmo de John Carpenter, c’est toujours plus ou moins les mêmes titres qui reviennent. Halloween. The Thing. New York 97. Rarement L’antre De La Folie. Essayez autour de vous, vous verrez.
C’est pourtant loin d’être nul.

John Trent (Sam Neill), enquêteur en assurance, est chargé de retrouver Sutter Cane (Jurgen Prochnow), le plus gros écrivain d’horreur du moment, disparu sans laisser de trace avec son dernier manuscrit. Vous pouvez faire une croix sur Stephen King, Cane se vend beaucoup mieux ma bonne dame, dixit Linda Styles (Julie Carmen), agent littéraire de l’écrivain maudit (et le ma bonne dame, je vous l’offre. Non vraiment!)
Trent, à qui on ne l’a fait pas et qui flaire là un bon coup marketing, s’empare de l’affaire.

Voilà un point de départ des plus classique. Les choses se corsent lorsque Trent découvre la cache hypothétique de Sutter Cane. Hobb’s End, petite ville où l’auteur situe ses intrigues. Sauf que Hobb’s End est, selon toute logique, une ville fictive.
Mais comme toute logique est abolie au fur et à mesure du métrage, nous suivons donc John Trent secondé par Linda Styles, à Hobb’s End.

Et la, c’est un festival. Entre une vieille réceptionniste a priori avenante mais en fait non (Mme Pickman… Les fans de Lovecraft seront aux anges tant les références à l’auteur sont omniprésentes) des gamins monstrueux, un tableau qui ne reste jamais pareil d’une scène à l’autre, une église maudite… Il y a vraiment quelque chose qui cloche dans cette petite ville. Sans trop en dévoiler, et comme le début du film le suggère, Trent ne ressortira pas indemne, mentalement s’entend, de cette visite à Hobb’s End.

Soyons honnête, quand on revoit L’Antre De La Folie aujourd’hui, il saute aux yeux que certains effets sont datés. Le film n’en reste pas moins d’une redoutable efficacité. La fin du film, nihiliste en diable, ne fait pas l’unanimité parmi ceux qui l’ont vu (je vous laisse juge) et pourtant elle est dans la logique du métrage.

JL

Lived any good books lately?

 

 

 

 

 

Note D’Intention

image

Ça va bien?
Ce blog ne prétend en aucun cas être un panorama exhaustif du genre fantastique.
N’attendez surtout pas un énième article sur The Shining de Stanley Kubrick, ni sur la cultissime série The Twilight Zone (La Quatrième Dimension en nos contrées). Des œuvres pour lequel j’ai le plus grand respect au demeurant.
La dernière production Marvel dopée aux gros FX… Pas ici, désolé.
Ma volonté ici est de traiter d’oeuvres connues quoique plus confidentielles ou carrément passé inaperçue, tout du moins ici en France. Des films, livres, b.ds, comics qui ne sont pas vraiment des chefs d’oeuvres ou considérés comme telle, mais qui ne déméritent pas non plus. Des œuvres réussies qui n’ont pas forcément rencontré leur public.
Si d’aventure je vous parle du King de l’horreur, n’attendez pas un sujet sur un hôtel hanté ou une lycéenne qui a un don de télékinésie, ni une étude approfondie de sa bibliographie. D’autres, blogueurs, fans, universitaires… l’ont déjà fait et bien mieux que moi.
Si par hasard je vous cause de Big John, cela ne sera sûrement pas pour faire une énième critique d’Halloween ou de The Thing.
D’ailleurs, pas de critique en ce lieu. Juste le point de vue d’un amateur du genre fantastique à destination d’autres amateurs du genre.
Si vous attendez que je vous parle de la dernière tendance… vous risquez d’attendre longtemps!

Très jeune je suis tombé à pieds joints dans le genre. Au début des années 90 plus précisément. J’écoutais, horrifié, le compte rendu de films d’horreur d’un mec de mon école. Appelons le Kevin. Si ça se trouve, il s’appelle vraiment comme ça. Kevin, donc, me racontait avec force détails et bien souvent bruitages évocateurs à l’appui, ses lectures de la défunte collection Gore (édition Fleuve Noir… Gore, Pocket Terreur, voir J’ai Lu Épouvante sont des collections qui manquent cruellement dans les rayonnages de nos librairies. Heureusement que l’on peut encore se rabattre sur les bouquinistes ou les vide-greniers).
Durant la même période, je regardais le film d’horreur du samedi soir 23h00 sur Canal + (sauf le premier samedi du mois… Allez savoir pourquoi!) J’ai pu voir des œuvres, essentielles, comme Freddy 5 L’enfant Du Cauchemar, Simetierre, Killer Klowns From Outer Space… Essentielles je vous dis.
A la même époque, j’ai vu sur grand écran Le Silence Des Agneaux. J’en suis ressorti de la salle blême et avec le sentiment d’avoir vécu une expérience cinématographique marquante. Quelques années auparavant, Les Incorruptibles de De Palma m’avait procuré la même sensation. Et je les revisionne encore aujourd’hui avec le même plaisir.
Dans la foulée, je lisais mon premier Mad Movies, n°72, numéro d’été, avec Freddy, encore lui, en couverture. Je ne vous ferais pas le sempiternel refrain « Mad Movies c’était mieux avant ». Un jeune qui découvre Mad Movies là maintenant vous dira exactement la même chose dans 20 ans.
Je crois que le même été, je lisais mon premier Stephen King. Dead Zone. La claque.

Ma volonté ici est de proposer un blog sans prétention et passioné (il aura au moins ce mérite s’il n’est pas passionnant) sur le genre fantastique.
Bienvenue!

JL

P.S : le nom de ce blog est un détournement du film Forbidden Zone de Richard Elfman, frangin du Danny du même nom, lui même compositeur attitré du réalisateur Tim Burton que vous connaissez a n’en point douter.

It’s only a movie!