L’Antre De La Folie

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La réalité n’est plus ce qu’elle était ma bonne dame, dixit un personnage du film (et le ma bonne dame c’est cadeau. De rien!)

L’Antre De La Folie, de John Carpenter, sort en France en 1995 et dans un circuit très restreint. Votre humble serviteur a vu ce petit bijou d’horreur surréaliste dans une toute petite salle. Et a pris une grosse grosse claque. Eh oui! Disons le d’emblée, In The Mouth Of Madness, son titre en version original, est son meilleur film tout du moins pour sa période 90’s.
En général, lorsqu’on aborde la filmo de John Carpenter, c’est toujours plus ou moins les mêmes titres qui reviennent. Halloween. The Thing. New York 97. Rarement L’antre De La Folie. Essayez autour de vous, vous verrez.
C’est pourtant loin d’être nul.

John Trent (Sam Neill), enquêteur en assurance, est chargé de retrouver Sutter Cane (Jurgen Prochnow), le plus gros écrivain d’horreur du moment, disparu sans laisser de trace avec son dernier manuscrit. Vous pouvez faire une croix sur Stephen King, Cane se vend beaucoup mieux ma bonne dame, dixit Linda Styles (Julie Carmen), agent littéraire de l’écrivain maudit (et le ma bonne dame, je vous l’offre. Non vraiment!)
Trent, à qui on ne l’a fait pas et qui flaire là un bon coup marketing, s’empare de l’affaire.

Voilà un point de départ des plus classique. Les choses se corsent lorsque Trent découvre la cache hypothétique de Sutter Cane. Hobb’s End, petite ville où l’auteur situe ses intrigues. Sauf que Hobb’s End est, selon toute logique, une ville fictive.
Mais comme toute logique est abolie au fur et à mesure du métrage, nous suivons donc John Trent secondé par Linda Styles, à Hobb’s End.

Et la, c’est un festival. Entre une vieille réceptionniste a priori avenante mais en fait non (Mme Pickman… Les fans de Lovecraft seront aux anges tant les références à l’auteur sont omniprésentes) des gamins monstrueux, un tableau qui ne reste jamais pareil d’une scène à l’autre, une église maudite… Il y a vraiment quelque chose qui cloche dans cette petite ville. Sans trop en dévoiler, et comme le début du film le suggère, Trent ne ressortira pas indemne, mentalement s’entend, de cette visite à Hobb’s End.

Soyons honnête, quand on revoit L’Antre De La Folie aujourd’hui, il saute aux yeux que certains effets sont datés. Le film n’en reste pas moins d’une redoutable efficacité. La fin du film, nihiliste en diable, ne fait pas l’unanimité parmi ceux qui l’ont vu (je vous laisse juge) et pourtant elle est dans la logique du métrage.

JL

Lived any good books lately?

 

 

 

 

 

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